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L'ABC du « bien manger »

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Mise en bouche

Le modèle du « bien manger » n’est ni complexe ni révolutionnaire, du moins si l’on se fie aux recherches en nutrition des quelque 50 dernières années.  

Les bénéfices pour la santé associés à une plus grande consommation de légumes et de fruits font consensus. Tout comme ceux associés à la consommation de fibres et de produits à grains entiers. Essayer de démontrer le contraire est voué à l’échec! 

À l’inverse, la surconsommation de malbouffe et d’aliments hautement transformés riches en sel, en sucre et en gras saturés engendre inévitablement des problèmes de santé à long terme. Ça fait aussi consensus.  

Si c’est si simple de bien manger, pourquoi est-ce si compliqué à faire? 

La cacophonie nutritionnelle

Une grande part de la confusion autour de l’alimentation vient de discours très convaincants de pseudo-experts et d’influenceurs qui font la promotion, souvent de façon peu nuancée, de diètes dites « miracles ».

Les plus vieux ont connu la diète Montignac. Puis ce fut la période de gloire de la diète très faible en gras, suivie par son contraire, la diète très riche en gras, mieux connue sous le nom de diète cétogène! C’est sans parler du jeûne intermittent et de la diète protéinée…

Les pseudo-experts diront que « leur » diète est  LA clé pour la santé, en mettant souvent l’emphase sur la perte de poids rapide. Mais ils oublient généralement des points importants.

D’abord, toutes les diètes populaires entraînent à peu près la même perte de poids. Aucune n’est meilleure qu’une autre, du moins en moyenne. La raison est assez simple.

Par exemple, le jeûne intermittent ou la diète cétogène limitent grandement le nombre d’aliments que l’on peut manger. Manger moins d’aliments diminue généralement les calories consommées au quotidien, ce qui provoque par le fait même une perte de poids rapide et souvent spectaculaire.

 

Mais la recherche des quelque 50 dernières années est claire: ce n’est pas la qualité des nutriments (plus de gras, moins de gras, plus de protéines, moins de protéines, ...) qui fait perdre du poids, mais bien la quantité de calories consommées au quotidien.  

Un autre élément important est souvent oublié dans le discours sur les diètes miracles. Avoir des habitudes alimentaires extrêmes, comme celles de sauter un repas sur deux ou de faire du gras ses principales calories tous les jours, demeure un défi de taille à long terme. La recherche est également sans équivoque sur ce sujet.  

Pourquoi changer une formule qui a fait ses preuves?

 

Le concept de saine alimentation repose sur des bases scientifiques solides qui font consensus dans la communauté scientifique. Par consensus, on entend qu’il n’y a plus de débat parmi les chercheurs! 

 

En 2019, Santé Canada a présenté un nouveau Guide alimentaire développé dans le but de réduire les risques de maladies chroniques. Le Guide alimentaire 2019 propose principalement de:  

  • Laisser une grande place aux légumes et aux fruits 
  • Prioriser les produits à grains entiers 
  • Privilégier les aliments protéinés qui sont d’origine végétale 
  • Limiter la consommation d’aliments hautement ou ultra-transformés riches en sel, sucre et gras saturés 
  • Faire de l’eau sa boisson principale 

Plusieurs diront que ce n’est pas très avant-gardiste, que ces recommandations sur les choix alimentaires sains n’ont pas vraiment changé depuis plusieurs années… Ils ont raison! Ces recommandations n’ont pas changé parce que la recherche continue de démontrer, année après année, que ce modèle alimentaire est tout à fait compatible avec la santé. 

Le consensus scientifique

Consommer plus de légumes et fruits est associé à un risque plus faible de cancer, de maladies du cœur, de diabète et de maladies neurodégénératives
Consommer plus de protéines d’origine végétale est associé à un risque plus faible de certains cancers et de maladies du cœur
Consommer plus de grains entiers est associé à un risque plus faible de cancer, de maladies du cœur et de diabète 
Consommer moins d’aliments hautement (ou ultra) transformés riches en sel, en sucre et en gras saturés est associé à un risque plus faible de certains cancers, de maladies du cœur, de diabète et d’obésité 

 

Une alimentation qui combine ces caractéristiques est dite équilibrée et saine. Certains ont peut-être remarqué que ce que propose le Guide alimentaire canadien ressemble étrangement au modèle alimentaire méditerranéen. Des milliers de publications scientifiques ont fourni des preuves convaincantes que de « manger à la méditerranéenne » réduit les risques de: 

  • Accidents vasculaires cérébraux
  • Maladies du cœur
  • Obésité
  • Diabète
  • Maladies neurodégénératives
  • Certains cancers
Adhérer aux recommandations proposées dans le Guide alimentaire canadien de 2019 a donc de grandes chances d’avoir un effet positif sur la santé à long terme. On se surprend à souhaiter qu’un influenceur bienveillant s’empare du dossier et fasse la promotion de ce mode alimentaire sain!

Le quoi et le comment bien manger

Pour la première fois, le Guide alimentaire canadien propose également de porter une attention particulière à certains comportements pouvant influencer la qualité de notre alimentation, comme:

  • Être conscient de nos signaux de faim quand on mange 
  • Cuisiner plus souvent des repas à la maison 
  • Manger des repas en bonne compagnie, en famille ou entre amis 
  • Être conscient de l’influence du marketing alimentaire 
  • Prendre le temps de manger et de savourer les aliments 
  • Utiliser les étiquettes nutritionnelles des aliments 

En proposant que la saine alimentation va au-delà de ce qu’il y a dans notre assiette, la version 2019 du Guide alimentaire a été avant-gardiste. 

NutriFAQ propose plusieurs sections sur les comportements alimentaires:

  • Comportements alimentaires+
  • Le plaisir de bien manger en famille+
  • Découvrir l'alimentation intuitive+

Est-il parfait, ce Guide alimentaire canadien 2019? 

Au moment de sa sortie, le Guide alimentaire canadien s’est attiré plusieurs éloges, entre autres pour sa grande simplicité. Mais il a également été la cible de critiques, entre autres, pour sa trop grande simplicité!  

Où est passé le nombre de portions d’aliments à consommer? Et où sont passés les produits laitiers? 

Une critique souvent entendue: comment savoir si on mange bien, si on suit les recommandations du Guide alimentaire canadien, s’il n’y a pas de cibles à atteindre?! C’est un grand bouleversement dans un domaine comme la nutrition où mesurer et calculer font partie du quotidien. 

 

Le message que Santé Canada souhaite promouvoir par cette nouvelle approche est que bien manger n’est pas une question de quantité, mais plutôt de qualité. On souhaite aussi promouvoir une culture alimentaire plus intuitive, avec une plus grande conscience des comportements alimentaires.  

La majorité des gens ont interprété l’absence d’un groupe alimentaire dédié aux produits laitiers comme un désaveu de ces aliments, qui font pourtant partie de notre culture alimentaire depuis longtemps. Cette soi-disant disparition des produits laitiers du Guide alimentaire en 2019 a aussi fait beaucoup de bruit. 

En réalité, le Guide alimentaire continue de promouvoir les produits laitiers, mais en leur accordant moins de place. On les a plutôt glissés dans les aliments protéinés. C’est d’une certaine logique puisqu’ils sont une bonne source de protéines.   

Finalement, des recherches ont montré qu’adhérer aux recommandations sur les choix alimentaires sains du Guide alimentaire canadien 2019 pouvait augmenter le risque de carence en vitamine D et en calcium. C’est une préoccupation importante, en particulier pour les personnes plus âgées.  

Cela dit, il faut retenir qu’un guide n’est pas une prescription. Un guide doit être utilisé et adapté selon les besoins individuels, les étapes de la vie et l’état de santé.  

Facile à dire, mais difficile à faire

Si c’est si simple de bien manger, pourquoi est-ce si difficile à faire? Après tout, des données québécoises récoltées entre 2019 et 2025 ont montré que près de 80 % des adultes ont des apports trop élevés en sel et que près de 65 % des adultes peinent à consommer 5 légumes et fruits par jour.

 

Voici quelques obstacles qui se dressent devant le désir de bien s’alimenter:

Le coût 

Avoir une alimentation de qualité peut coûter plus cher que de manger des aliments de moins bonne qualité. Avec l’explosion du coût du panier d’épicerie, l’accès aux aliments de qualité est un enjeu majeur, en particulier pour ceux et celles qui peinent à joindre les deux bouts. 

Heureusement, c’est possible de bien s’alimenter sans trop affecter le portefeuille.

 

Trucs et astuces 

  • Les légumes surgelés sont souvent moins dispendieux que les légumes frais. Ces produits offrent une qualité nutritionnelle similaire à celle des légumes frais, car ils sont généralement blanchis et surgelés directement après la récolte, ce qui préserve leurs vitamines et leurs minéraux. En plus d’être économiques, ils sont déjà coupés et ainsi faciles à utiliser en cuisine, et ils se conservent longtemps ce qui contribue à réduire le gaspillage alimentaire.
  • Les aliments protéinés d’origine végétale comme les légumineuses, les lentilles et le tofu sont généralement moins dispendieux que les produits d’origine animale. En plus d’être économique, la consommation de ces aliments est également associée à des bénéfices pour la santé.  

Le temps 

Nos modes de vie effrénés laissent parfois peu de place au temps consacré à la cuisine et les aliments prêts-à-manger semblent alors mieux adaptés à un quotidien réglé au quart de tour. Malheureusement, ces aliments sont souvent de moins bonne qualité parce qu’ils sont riches en sel, en sucre et en gras, en plus d’être aussi souvent… moins chers! Cuisiner plus souvent à partir d’aliments de base est associé à une alimentation de meilleure qualité. 

 

Trucs et astuces 

  • Plutôt que de préparer un nouveau repas à chaque jour, on peut adopter la pratique de cuisiner une fois pour manger deux fois. Cette pratique consiste à préparer plus d'aliments pour les réutiliser dans un deuxième repas. Par exemple, un rôti de porc effiloché peut être mangé tel quel un soir et dans des tacos le lendemain. Et s'il en reste, pourquoi ne pas l'ajouter dans un macaroni au fromage?
  • La mijoteuse est l'appareil de cuisson lente par excellence. Grâce à elle, il est possible que le souper soit prêt et chaud dès l'arrivée à la maison. Avant de partir le matin, il suffit d'ajouter tous les ingrédients et de démarrer la mijoteuse pour que tout soit prêt le soir venu.

Le marketing alimentaire 

Le marketing alimentaire ne se limite pas aux publicités à la télévision, à la radio ou sur les médias sociaux. C'est aussi toutes les informations et les images que l'on retrouve sur les emballages des aliments. Parfois sans même s'en rendre compte, ces éléments influencent nos choix à l'épicerie.

 

Voici 2 articles pour en apprendre plus sur l'influence du marketing alimentaire et de l'étiquetage nutritionnel:

  • Étiquetage nutritionnel+
  • Publicité d’aliments moins sains: comprendre son influence et comment la limiter+

Finalement, nos connaissances et nos compétences en matière de saine alimentation ainsi que l’environnement alimentaire dans lequel on vit peuvent aussi représenter des barrières, et influencer notre capacité à bien manger.

Un pas à la fois!

Oui, bien manger est peut-être plus facile à dire qu’à faire. Mais est-ce que l’on souhaite que tous deviennent des ultra-marathoniens quand on parle de l’importance de l’activité physique? Bien sûr que non!  

C’est la même chose pour la saine alimentation. Chaque petit pas et geste vers le « Bien manger » est un pas dans la bonne direction. 

Avoir lu ce texte est un pas dans la bonne direction!   

Rédigé par: Benoît Lamarche, professeur à l'École de nutrition, directeur scientifique du Centre NUTRISS, Université Laval.

 

Centre nutrition, santé et société

 

Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels

Université de Laval

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